vendredi 10 août 2012

IV. Course

Diane Chasseresse - Houdon 18° -
On ne poursuit plus le gibier à la course, le caddie sert de déambulateur et le frigo est apprivoisé. 
La course n'a plus d'utilité fonctionnelle.  On ne court pas pour manger, on ne court pas pour se déplacer. On court  dans un stade, dans un parc, un bois, dans la rue mais on ne va nulle part. On  retourne au point de départ. On court par hygiène, par prophylaxie, pour prévenir la sédentarité mais on tourne en rond!
On court par plaisir pour se souvenir qu'on était des chasseurs. 
On court pour se faire peur, pour se rappeler qu'on était du gibier!
 


Certains patients recherchent ce plaisir. Parvenus à plus de 6km/h (moins de 10 minutes au km)
à force d'accélérer,  ils commencent à faire des embardées galopantes.
Un peu comme un cheval de trot qui se défoule en passant au galop!
Il faut veiller alors à bien protéger le pied déficitaire pour empêcher l'entorse due au varus.
(attelle élastique liberté accrochée directement sur le lacet de la chaussure)
Le releveur rigide empêche la course.
il n'est pas nécessaire pour courir puisque la course est un steppage:
une hyperflexion du genou qui de ce fait empêche la pointe du pied de racler sur le sol.
Harry Jerome - Vancouver 20° -

Pourquoi courir?
Si le patient le peut, si ça lui fait plaisir, c' est une raison suffisante!
Pourquoi lui interdirait-on ce plaisir?
De plus, par l'accélération du temps pendulaire,
la course est un excellent exercice de prévention à la chute.

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Qui sommes nous?

Nous sommes huit kinésithérapeutes bordelais, nous voulons promouvoir la rééducation neurologique en libéral. Francis Laurent.