dimanche 12 août 2012

IV. Bipédie, Tripédie, Monopédie



L'homme est dit  bipède. Mais la bipédie est statique. Pour avancer en bipédie, il faut sauter à pieds joints. 

Le kangourou et le moineau sont des bipèdes mobiles.
Lorsqu'ils se déplacent au sol c'est en rebondissant sur les deux pieds à la fois.
Photo Didier Collin oiseau.net
Photo J. Parker dinosoria.com
En bipédie, l'homme est  immobile Il lui faut lever un pied pour avancer.On peut travailler la bipédie pieds écartés sur le posturographe, la Wii, mais ça ne  donnera pas de l'équilibre dans la marche.

Le déplacement de l'homme est "monopède". Il commence sa progression vers l'avant par un déplacement latéral du bassin qui transforme un appui en triple extension en un pendule en triple flexion

La tripédie permet de marcher à côté de ses pompes.

statuettes à l'amble - tombe Toutankhamon
Le déplacement avec une canne donne un point d'appui élevé à l'épaule gauche. L'échafaudage membre inférieur, bassin tronc (symbolisé par l'empilement de trois caisses ) n'est stabilisé que par le point d'appui sur l'épaule gauche.
Le centre de gravité passe alors  entre le pied gauche et l'aisselle gauche. La personne marche à côté de ses pieds.



Pour passer au déplacement sans canne:
la personne doit fabriquer de l'équilibre uniquement depuis un pied. On voit alors la main anciennement en appui sur la canne chercher l'appui sur le rééducateur. Plus elle cherche l'appui et moins elle se concentre sur le redressement et elle s'enroule doucement vers l'avant en hurlant je tombe je tombe!
Il faut parfois que le kiné hurle plus fort encore pour que la personne sous l'effet de la surprise inverse ses actions musculaires et se redresse pour découvrir un nouvel équilibre depuis le sol.

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Qui sommes nous?

Nous sommes huit kinésithérapeutes bordelais, nous voulons promouvoir la rééducation neurologique en libéral. Francis Laurent.